« Notre expertise issue du Private Equity côté investisseur permet une meilleure sélection de fonds »
Pierre-Olivier Desplanches, Co-fondateur et Directeur Général d’Archinvest et Alexandre Ortis, Directeur du Développement d’Archinvest nous présente l’approche du Private Equity d’Archinvest. Avec une expérience du Private Equity coté investisseurs Archinvest selectionne les meilleurs fonds pour les proposer aux investisseurs avec 3 stratégies : le LBO primaire, le Private Equity secondaire et la dette privée.
Quelle est la singularité d'Archinvest ?
P-O.D : La singularité d'Archinvest repose principalement sur l'ADN des co-fondateurs. Nous venons du Private Equity en tant qu'investisseurs. En ce qui me concerne, j'ai passé près de 25 ans dans cette industrie, près de 20 ans chez Carlyle, qui est un grand gérant international du Private Equity, en tant qu'investisseur dans un fonds de LBO, à les accompagner sur plusieurs générations. Nous connaissons le produit du Private Equity de l'intérieur, nous savons comment monter une opération de LBO. Nous savons pourquoi cette classe d'actifs surperforme les autres classes d'actifs et donc nous pouvons l'expliquer à nos partenaires et à leurs clients, et cela fait une grosse différence. Surtout, nous allons pouvoir sélectionner les fonds pour les proposer à nos investisseurs.
Il existe près de 15 000 fonds dans le monde et la pancarte ne veut pas dire grand-chose, il y a plusieurs critères à prendre en compte. Nous avons cette connaissance justement de ces critères pertinents pour ne pas nous tromper. Si je vous parle de Carlyle, de KKR, de Blackstone, ce sont de grands noms du Private Equity, mais cela ne veut pas dire grand-chose. Ces sociétés gèrent des dizaines de fonds, donc il faut aller faire l'analyse au niveau de l'équipe et du fonds. À côté de cela, nous sommes détenus par nous-mêmes, donc nous sommes complètement agnostiques dans notre sélection de fonds. Lorsque nous réalisons une sélection de fonds, nous demandons aux gérants d'investir de manière significative dans leurs produits, et nous nous imposons la même règle.
Tous les fonds que nous proposons à nos investisseurs, nous y investissons nous-mêmes. Nous considérons que si ce sont de bons investissements pour nos investisseurs ou les investisseurs de nos partenaires, ce seront aussi de bons investissements pour nous. Ensuite, nous avons une approche multistratégie multiproduit, c'est-à-dire que nous sélectionnons l'ensemble des stratégies mais nous les proposons en fonction de l'environnement de marché pour qu'elles soient pertinentes.
Aujourd'hui, nous en avons trois avec des stratégies pures, donc vous avez des produits qui correspondent à des profils de risque-rendement différents. Grâce à notre expertise, nous pouvons aider tous nos partenaires et tous les investisseurs qui cherchent à investir en Private Equity à mieux comprendre de l'intérieur comment cela fonctionne. Effectivement, c'est très important pour eux d'avoir justement cette connaissance intime du produit.
Comment sélectionnez-vous vos fonds et comment appréhendez-vous cette sélection pour 2025 ?
P-O.D : Lorsque nous regardons les acteurs que nous voulons proposer à nos investisseurs, nous privilégions ceux qui sont établis depuis de nombreuses générations, qui en sont à leur cinquième, sixième, neuvième ou dixième génération de fonds, qui ont beaucoup d'expérience et qui ont traversé plusieurs crises économiques. Nous sélectionnons des fonds de grande taille, qui gèrent plusieurs milliards ce qui leur permet d'investir dans des sociétés de grande taille, diversifiées d'un point de vue géographique et sectoriel. Nous allons évidemment sélectionner des gérants qui sont dans le premier quartile en termes de performance financière et surtout des gérants qui ont montré que, quels que soient les cycles économiques, il y avait une faible volatilité de leur performance. Ils arrivent à présenter une performance relativement stable sur la durée. Nous allons sélectionner des gérants qui investissent, comme je le disais, de manière significative dans leur fonds. Cela montre évidemment qu'ils croient en leur business model et c'est un élément fondamental. Nous allons aussi vérifier quelque chose qui est très difficile à évaluer : la stabilité de l'équipe de gestion. Parce qu'évidemment, si ce n'est pas cette équipe-là qui va investir votre argent, vous vous moquez pas mal de la performance qu'elle a délivrée dans les années précédentes. Ce n'est pas une information disponible sur l'étagère. Il faut avoir des réseaux, il faut connaître ces gens-là. Enfin, nous sélectionnons des fonds qui sont sous l’article 8-9, qui ont pris un virage ESG important, parce que nous avons une conviction forte sur cette thématique-là.
Quels fonds proposez-vous aujourd'hui ?
AO : Oui, alors nous avons choisi trois stratégies, comme Pierre-Olivier l’a dit. La première, c’est du LBO primaire, donc la discipline reine du Private Equity, qui va profiter quelque part de la baisse des valorisations que nous avons connue, compte tenu de la hausse des taux, notamment en 2022. Nous allons donc avoir deux fonds : Archinvest LBO 2, qui va être plutôt investi sur de la mid-cap européenne et américaine, à travers quatre gérants. Archinvest LBO US 1, qui est, lui, son pendant, investi 100 % aux États-Unis. Là, nous allons être sur un fonds libellé en dollars. La deuxième stratégie, c’est Archinvest Secondaire 1, un fonds investi sur la thématique du Private Equity secondaire. Et là, nous allons nous intéresser plutôt aux institutionnels qui ont besoin de liquidités. Nous allons donc racheter les parts de fonds qu’ils détiennent avec des décotes. Être investi dans du secondaire, c’est aussi avoir un portefeuille qui est assez lisible et très diversifié, puisqu’il sera investi sur plus de 5 000 sociétés sous-jacentes en transparisation, quand nous regardons Archinvest Secondaire 1. Enfin, le dernier fonds, la dernière stratégie, c’est Archinvest Dette Privée 1, un fonds investi sur cette thématique. Majoritairement des dettes seniors. La particularité de ce fonds, lancé en 2023, il est déployé à plus de 50 % avec un profil rendement-risque assez modéré par rapport au Private Equity primaire ou secondaire.